« La petite mezzanine » : la nouvelle librairie du Bouscat

La librairie La petite mezzanine ouvre ses portes le 15 février au Bouscat, à deux pas du centre-ville. Un projet développé par Quitterie Tanguy, la créatrice et gérante de ce nouvel espace consacré aux livres.

Le déclic, Quitterie Tanguy l’a eu il y a une dizaine d’années, à l’époque où elle était professeur des écoles. Lors de vacances en famille, elle a un véritable coup de cœur pour une librairie tartinerie située dans un petit village du Gers. Elle s’enthousiasme pour ce lieu et rêve d’en ouvrir un à son tour. La vie reprend son cours et lorsqu’elle déménage dans une ville où il n’existe pas de librairie, l’idée d’ouvrir une librairie salon de thé refait surface et elle décide de franchir le pas, encouragée par son mari. Elle met alors tout en oeuvre pour obtenir un CAP pâtisserie et suit une formation en création de librairie à l’INFL (maintenant École de la librairie) à Paris, en juillet-août 2019.

À l’INFL, formation théorique et stage lui assurent de solides connaissances qu’elle met en pratique à la librairie Le partage des mots à Villenave-d’Ornon en travaillant tous les samedis de l’année scolaire 2020. Lorsqu’elle apprend en cours de formation l’ouverture d’une librairie dans la même ville où elle imaginait la sienne, Quitterie Tanguy est contrainte de revoir sa copie. Opiniâtre, elle ne baisse pas les bras, là où d’autres auraient pu se décourager. Car Quitterie est une femme passionnée et déterminée : son projet verra le jour ailleurs, même si cela doit prendre plus de temps. Après une solide étude de marché, son choix se porte sur le Bouscat, ville dépourvue de librairie.

Quitterie Tanguy, de la librairie La petite mezzanine

Tout en se formant, Quitterie Tanguy multiplie les contacts, à commencer par la Mairie du Bouscat et l’Alca. Grâce à leur soutien et à leur expertise, elle trouve un local pour sa librairie et consolide son dossier pour obtenir les financements nécessaires à sa création : des subventions de la Drac et de la Région ainsi qu’un prêt d’honneur d’Initiative Gironde.

Le local disponible, situé non loin du centre-ville, n’est malheureusement pas compatible avec un projet de salon de thé. Qu’à cela ne tienne, elle consacrera les 57 m2 disponibles aux livres : 30% du fonds seront dédiés à la jeunesse, un domaine que connaît bien cette ancienne professeur des écoles. En bas de l’escalier, elle aménagera un coin pour les tout-petits, avec des livres en tissu, en carton, de beaux albums et des documentaires. À proximité, elle proposera un rayon parentalité, un rayon littérature dont elle veut valoriser le fonds, et un important rayon polar, un genre qu’elle affectionne tout particulièrement. On y trouvera également des essais sur le féminisme, l’écologie, l’égalité et la tolérance, quelques-unes des valeurs qui lui sont chères. Enfin, sur la mezzanine, les enfants en âge de lire trouveront des BD, des mangas, de la littérature jeunesse et des romans graphiques. Une librairie pour toute la famille, en somme.

Il faut donner une personnalité à sa librairie, mais en même temps il faut avoir les livres qui intéressent le public. C’est un équilibre compliqué à préserver. Cela se fait au fur et à mesure. Au départ, on affiche son identité, et ensuite on peut se permettre d’affiner.

Quitterie Tanguy

De l’idée de librairie à l’ouverture de La petite mezzanine, Quitterie Tanguy a disposé d’une longue période qui lui a permis de mûrir son projet. Animations, rencontres, club de lecture,… autant d’idées qu’elle va développer avec Hélène, sa jeune employée, dont les goûts et les connaissances complètent les siennes. Des idées que toutes les deux prendront le temps de concrétiser, accompagnées de leur clientèle, car c’est cette dernière qui donnera à La petite mezzanine son caractère et sa personnalité, au fil du temps.

Quitterie Tanguy a lancé un financement participatif pour La petite mezzanine sur la plateforme de crowdfunding Zeste, pour ceux qui souhaitent la soutenir.