L’ours

Lire, c'était ça qu'elle aimait, et jamais autant que quand elle écoutait son père lui faire la lecture. Il avait des livres ayant appartenu à son propre père, qu'il manipulait délicatement et conservait sur un mur d'étagères dans leur petite maison. Il lui lisait des vers de poètes aux noms étranges, comme Homère et Virgile, Hilda Doolittle et Wendell Berry, des poèmes sur les dieux, et les hommes, et les guerres qu'ils se livraient, la beauté des petites choses, et la paix.
Andrew Krivak, L'ours.